août 31

Si tu aimes mes datas, tu m’aimeras ! – Cap’Com

Source : Si tu aimes mes datas, tu m’aimeras ! – Cap’Com

par @marcthebault le 7 juin 2012

On ne parle plus que de ça ! Qu’il s’agisse de Slate.fr, de Canal Plus, de La Libre Belgique et j’en passe, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, autant ethnographique qu’anthropologique, et autant sociologique que, forcément, psychanalytique : un genre d’homme nouveau vient d’être repéré

et il est sans doute le premier signe du début d’un nouveau cycle d’évolution de l’homo sapiens !

Lisez-ceci : « L’esprit du temps qui a fait émerger le personnage du métrosexuel – l’homme urbain obsédé par son style et son apparence physique – est en train de créer son équivalent numérique : le datasexuel. Le datasexuel ressemble à vous et moi mais s’en différencie par sa préoccupation pour les données personnelles. Il est continuellement connecté, il enregistre obsessionnellement tous les aspects de sa vie et il pense que ces données sont sexy. En fait, plus nombreuses sont les données, plus il les considère comme sexy … ». Cet extrait est tiré d’un billet intitulé « Nos données nous rendent-elles sexy ? Vers une urbanité « datasexuelle » » (publié le 14 mai 2012 sur le site internetactu.net) qui présente la synthèse d’un article de Dominic Basulto, publié quant à lui sur le site Big Think sous le titre « A la rencontre du datasexuel » (attention, article en anglais).

Pour Basulto, l’origine de cette récente apparition provient « selon toute vraisemblance de l’infographie toute simple, qui est une manière stylisée et bien designée (du mot « design » – ndlr)  de faire parler les données du web. Cette tendance a été suivie par celle de la visualisation de données, qui rend encore plus cool de diffuser des données de manières innovantes. Ces outils de visualisation de données ont fini par nous offrir des artéfacts culturels […] qui ont donné une forme de coolitude à l’enregistrement obsessionnel de l’activité quotidienne ». Et il nous alerte en émettant l’hypothèse que les datasexuels ne vont pas s’arrêter en si bon chemin et, cerise sur le gâteau, qu’ils vont tous nous entraîner dans cette course effrénée. Ainsi, non contents de publier l’ensemble de nos données, nous allons télécharger « des applications hyper vigilantes comme Placeme (application dont le but est d’enregistrer en continu toutes vos données personnelles avec une très grande précision – ndlr) sur nos tablettes et nos smartphones. Et nous diffuserons toutes nos données à nos amis et nos relations peut-être avec l’aide d’applications d’attention ambiantes qui tourneront en fonds de nos réseaux sociaux comme Facebook. Si tout évolue selon les plans, cette obsession des données offrira un jour des rétributions qui plairont à Calvin Klein : les gens penseront que vous êtes sexy ».

Le 4 juin 2012, le site Plurielles.fr éditait de son côté « Etes-vous/est-il un datasexuel ? ». Article inspiré par la même source, la publication du site Big Think évoquée ci-dessus. Et d’expliquer que « has been le métrosexuel, ringard l’übersexuel, à en croire les as du marketing, l’homme de 2012 serait le « datasexuel »». Puis d’énumérer les critères à retenir pour débusquer cette nouvelle catégorie :

« – Il multiplie les applications Iphone de type : Viadeo, LinkedIn, Twitter, Instagram et bien sûr 4square. Mieux il tire satisfaction et estime de soi du rayonnement obtenu sur les réseaux sociaux.

– Il ne quitte jamais son smartphone et n’hésite pas à Twitter l’une de vos répliques, y compris lors d’un rendez-vous en amoureux – pas tant pour saluer vos traits d’esprit que pour se glorifier lui-même.

– Il gère ses rendez-vous galants via des appli spécialisées, afin d’éviter tout retard qui serait dommageable à son aura personnelle.

– Il refuse d’être traité de geek (trop asocial), ne se reconnaît pas non plus dans la famille métrosexuelle (trop David Beckham).

– Il a une alerte « google » sur son nom afin de surveiller ce que le Web dit de lui.

– Il travaille dans les nouveaux médias, le journalisme, le cinéma ou la musique, de préférence comme CM (community manager), Digital Planner ou Responsable stratégique Web 2.0. »

Ne comptez pas sur moi pour confesser ici mon basculement, ou non, dans ce nouveau socio-style. Après tout, si je passe  » un peu  » de temps sur les réseaux sociaux, je reste dans  » l’extimité  » et préserve mon intimité. Je publie rarement des données personnelles … sauf des déplacements, les photos des grands évènements familiaux, les humeurs du jour, la rougeole du petit dernier, des anecdotes de voyage, les résultats scolaires de ma progéniture quand ils sont bons, les cadeaux de la Fête des Pères, etc … rien de bien méchant en somme.

Donc, hic et nunc, restons professionnels s’il vous plaît. Ce qui ne va pas nous rassurer. Car, si j’en crois mes observations, il me semble que nos collectivités locales – enfin je devrais dire « les communicants en place dans les collectivités locales » – sont datasexuelles depuis fort longtemps. Démonstration :

  • multiplication de la présence sur divers réseaux sociaux, dont ceux de géolocalisation : check !
  • équipement des cadres en outils de communication mobiles : check !
  • live-tweet des conseils, conférences de presse, grands évènements locaux, etc … : check !
  • utilisation, pour les cadres, des outils de partage de données (agenda, carnets d’adresse, …) : check !
  • souhait d’avoir une image de « modernité » mais sans tomber dans l’obsession digitale ou connotée : check !
  • surveillance permanente de l’e-réputation : check !
  • pointage régulier du nombre de récurrences obtenues, pour son nom, sur les divers moteurs de recherche : check !
  • chercher à séduire en publiant à intervalles réguliers les bons classements obtenus dans diverses catégories, principalement les classements organisés par les médias : check !
  • diffusion large et sans réserve de chaque performance relevée par la presse, quelque soit le domaine d’action : check !
  • dire « check » au lieu de « fait » : done !
  • se demander, au fait, qui a dit que l’on n’existait que dans et par le regard des autres : en cours …

Illustration : www.decate.com

Source et commentaires : Si tu aimes mes datas, tu m’aimeras ! – Cap’Com

août 31

Pourquoi les collectivités rechignent à mutualiser leurs plates-formes open data

Source : Pourquoi les collectivités rechignent à mutualiser leurs plates-formes open data – 01net

par Vincent Berdot 01net le 04/06/12 à 14h03

D’un côté, villes et départements souhaitent réduire les coûts en partageant leur infrastructure open data. De l’autre, ils entendent conserver leur indépendance dans la gestion.

Parmi les questions largement débattues lors de la conférence nantaise de l’open data, citons celle de la mutualisation des plates-formes entre collectivités. Une mutualisation qui permettrait aux territoires d’économiser des ressources et qui leur éviterait, surtout, de réinventer la roue à chaque projet. Jean-Pierre Bailly, en charge des ressources numérique de Nantes Métropole, résume la donne : « Est-ce que data.gouv.fr, la plate-forme d’Etat, est la solution ? Bien que les collectivités soient incitées à s’y raccrocher, à ma connaissance, aucune grande ville n’y est reliée. Faut-il pour autant laisser les laisser avancer seules ? »

Des plates-formes reproductibles

Comme l’explique Gaëlle Rivoal, en charge de l’innovation pour le département de la Loire-Atlantique, un certain consensus se dégage autour d’une « définition d’un socle technique commun ». Principal bénéfice : « Les collectivités se focaliseraient entièrement sur le nerf de la guerre, à savoir la préparation des jeux de données. » C’est d’ailleurs ce qui a été réalisé entre Rennes et Nantes. La plate-forme open source d’In Cité Solution, déployée par Rennes, ville pionnière de l’open data, a été reprise dans son ossature, puis personnalisée par Nantes, et enfin par le département de Loire-Atlantique.

La crainte d’une image diluée

Une autre forme de mutualisation a, en revanche, plus de mal à passer : celle impliquant l’hébergement sur une même plate-forme des données de plusieurs collectivités. Charles Nepote, de la Fing (Fédération internet nouvelle génération), s’étonne que « que les sites open data des grandes municipalités n’hébergent pas les données des petites collectivités sans grands moyens ». Cette défiance s’explique d’abord par des raisons politiques. « Il y aura toujours des réticences à partager des informations entre une municipalité de droite et une autre de gauche », reconnaît Jean-Pierre Bailly.
D’autre part, les collectivités craignent qu’avec une plate-forme collective, leur action ne soit pas assez visible« Chaque territoire souhaite disposer de son propre espace sur son site, pour conduire le travail d’animation entre producteur et consommateur de données. C’est un point d’achoppement des projets de partenariats », reconnaît Gaëlle Rivoal.

Vers une normalisation des données

La solution ? Dissocier le stockage des données des frontaux web qui servent à les exploiter. Des CMS capables de fédérer les contenus apporteraient alors une réponse technique. Pour autant, la mutualisation des plates-formes et de leur contenu demeure un frein. A savoir l’absence de standards de données partagés par les collectivités. Les territoires devront donc s’accorder autour de référentiels afin que leurs informations puissent être croisées ou agrégées. « Cette coordination devrait leur être imposée par le biais d’une nouvelle législation ou d’une forte recommandation », estime Jean-Pierre Bailly.
jan 09

Les sites web de collectivités sont-ils encore utiles ?


Les sites web de collectivités sont-ils encore utiles ?

Cap’Com 2011 : débriefing des carrefours numériques, épisode 2

Cap'Com CN2

Nouveau retour sur les carrefours numériques du forum Cap’Com 2011 ! J’ai un mois de retard, mais chose promise, chose due. Vous trouverez dans les prochaines lignes un résumé plus ou moins complet du second carrefour numérique où l’on a beaucoup parlé du « faible intérêt » que suscitent les actualités des sites web de collectivités.

Le départ du carrefour a été très « violent », Laurent Riera – directeur de la communication d’Evry-Centre-Essonne – a rappelé quelques réalités qui font mal, notamment sur les faibles statistiques de lecture des articles et des vidéos sur les sites web de collectivités. Ce constat est d’autant plus navrant que les moyens mis en œuvre pour la production de ces contenus sont parfois très conséquents.

Face à l’infobésité du web, il est judicieux de se recentrer sur ses compétences et de ne pas déployer des moyens disproportionnés au regard de l’audience des sites web de collectivité.

On peut donc se demander quel est l’intérêt de produire des informations qui ne sont pas lues. Effectivement, il semble que les actualités ne fassent pas parti des attentes prédominantes des internautes des collectivités.

Lire la suite : http://jdboutet.fr/les-sites-web-de-collectivites-sont-ils-encore-utiles-%E2%80%A8/

jan 04

JT TF1 – Le business des blogs – 3 janvier 2011

L’ENQUETE DU 20H. Bouche à oreilles géants, les blogs sont devenus un réel phénomène. Une publication sur le blog de certaines »stars » est un gage de jackpot pour les marques. Au point qu’il est difficile, parfois, d’en évaluer l’indépendance.

Le business des blogs Vidéo jt_tf1_20h sélectionnée dans Actualité